NOUVEAU Prochain Test Gratuit : 17 janvier 2018 - NOUVEAUTES - RESTAURATION NUMÉRIQUE - ACTU - Notre Chaîne YOUTUBE - OUVERT du mardi au samedi 12h à 19h - Accès & Horaires

Comment les Films sont-ils Numérisés ?


Qu’entend-on par Qualité Cinéma ?

Family Movie - comparatif rendu des zones sombres de film {JPEG}La qualité cinéma c’est la capacité de rendre les contre-jours si fréquents sur les films amateurs. C’est aussi obtenir une image d’une parfaite netteté.
Pour cela, à notre demande, la société allemande MWA a mis au point une version améliorée de son scanner image par image Flashscan maintenant en 1080P (Full HD progressif).

Le logiciel qui nous permet de piloter le scanner effectue des traitements en temps réel sur les images (netteté, stabilité, lumière).

Family Movie - comparatif netteté scanner MWA {JPEG}
Pour pouvoir reproduire la dynamique la plus étendue possible (échelle de couleurs entre les basses lumières - les noirs - et les hautes lumières - les blancs) le capteur utilisé offre une profondeur de couleurs de 12 bits ( Pixel Bit Depth) contre 8 bits pour la précédente version.
C’est un projet de développement qui aura demandé 1 année.
Nous avons dû sous-traiter la numérisation d’un film 9.5 mm difficile lorsque nous attendions la livraison de notre scanner. Cela nous a permis finalement d’effectuer un comparatif une fois celui-ci livré.


Ce scanner est très précis et son capteur de haute qualité. Il montre les détails fins de la pellicule donc aussi ses défauts. Il rend un bel hommage aux films bien conservés mais il accentue la présence des défauts pour les films à fort grain. Nous pourrions appeler cela "une prime au défaut". Il ne faut donc pas s’attendre à ce que des films vieillis, virés soient rénovés. Pour ces films, une technique moins précise peut donner un rendu plus acceptable.

De la prise de commande à la création de DVD

Nos techniques et méthodes de transfert des films argentiques 8 mm, Super 8 et 9,5 mm

Trois personnes interviennent lors du traitement d’un film. Cette page détaille nos outils, nos techniques et notre approche du transfert de films argentiques (8mm, super8, 9.5mm).
Nous ne vendons que ce que nous produisons nous-mêmes et tout est fait sur place au 16 de la rue Moreau à Paris 12.

1 - Prise de commande
2 - Préparation des commandes pour le scanner / nettoyage
3 - Numérisation avec le scanner MWA FlashscanHD
4 - Finalisation : correction des couleurs phase 2 et traitement du son
5 - Production de fichiers
6 - Production de DVD VIDEO

1 - Prise de commande

JPEGPuisque notre tarification est à la bobine en fonction de sa longueur en mètres, il nous est très facile d’établir un devis. Comme par ailleurs nos tarifs sont établis sur une base forfaitaire, quelques collures qui cassent ou un film à l’envers ne modifieraient pas votre devis. Le traitement des films sonores est également inclus dans nos services. Après votre accord du devis, nous apposons sur chaque bobine une étiquette qui porte votre numéro de commande et un suffixe (115640-1 ou 115640-A).


En fonction des commandes du moment nous pouvons calculer la date de traitement estimée de votre commande. Vous serez prévenu par mail et SMS de sa disponibilité. Si vous nous avez envoyé un colis, à sa réception vous recevez un mail avec votre numéro de commande indiquant la date d’expédition du retour.

2 - Préparation des commandes

JPEG Réparation et ajout d’amorce
Pour faciliter le traitement de votre commande, nous assemblons vos films en bobines de 240 mètres en séparant chaque film d’une amorce et en ajoutant de longues amorces en début et fin de bobine qui seront démontées en fin de processus. C’est durant cette étape que nous pouvons réparer les films cassés ou remettre à l’endroit des films fournis à l’envers.


JPEG Nettoyeuse de films argentiques MWA
Tous les films sont ensuite nettoyés à sec comme le préconise Kodak. Nous avons demandé à la société MWA qui fabrique notre scanner de concevoir une nettoyeuse de films. Un an après nous recevions ce que nous présentons en vidéo. Son principe consiste à nettoyer le film sur ses deux faces au moyen d’un papier spécial qui avance à contresens du film argentique. Il n’y a donc aucun risque qu’un amas de poussières se forme et raye le film.

Vidéo : Comment les films sont nettoyés ?

Une nettoyeuse fabriquée pour Family Movie

 

3 - Numérisation avec le Scanner MWA

Nous avons choisi le scanner Flashscan HD de la société MWA qui s’est montrée très dynamique en terme de recherche et développement. Nous avons pu demander des développements spécifiques pour mieux exploiter les capacités du scanner.

JPEGCe qu’il faut retenir :

  • l’entraînement du film n’utilise pas les perforations mais un cabestan ce qui permet de ne pas être bloqué par des perforations manquantes ou des collures imparfaites.
  • la source de lumière est composée de diodes sans risque de brûler le film
  • le transport du film se fait sur les bords du film
  • des PTR retire les micro-poussières avant la numérisation.

JPEG Entrainement par cabestan


JPEG Contrôle du scanner


Principe de numérisation

  • scan par image par image : l’image est rétro-éclairée et capturée par une caméra
  • la définition est 720 x 1280 ou 1080 x 1920 en PROGRESSIF

Cette machine a été conçue à des fins de productivité : elle scanne à 25 ou 50 images/s selon la définition demandée et permet de se déplacer à 100 images/s. Nous utilisons ces capacités à des fins de qualité comme l’explique le point sur la “Méthodologie”.

A cette étape, il est possible de programmer un traitement de stabilisation haute fréquence qui serait effectué dans la nuit. Des explications et une démonstration sont présentées sur la page Restauration des Films

La chaîne d’acquisition

Nous avons conçu la chaîne d’acquisition pour répondre à des besoins professionnels ce qui se traduit par un codec de travail et des outils d’étalonnage professionnels.

  • le codec est le ProRes HQ (débit de 183 Mb/s) - 4.2.2
  • l’étalonnage des couleurs est réalisé avec un moniteur grade A couplé à un oscilloscope.

JPEG Oscilloscope


La méthodologie

Les premières étapes montrent le soin que nous apportons aux films mais notre méthodologie détermine la qualité de transfert qu’il est possible d’obtenir.


 
Quelques mots théoriques

Les films n’ont pas été conçus pour être éclairés par des diodes mais par des lampes de projecteur à la température de couleur bien précise.
C’est ce qui permet d’obtenir les couleurs très spécifiques du cinéma. Les diodes, qui ne chauffent pas, nous permettent de rester en statique sur une image sans risque de l’altérer mais elles ne donnent pas les mêmes couleurs que la projection sans adaptation de leur température de couleur à la scène à numériser.
Le travail de l’opérateur du scanner va consister à modifier le réglage de la source lumineuse pour retrouver les couleurs que le film donnerait en projection. Comme l’opérateur n’a jamais vu le film en projection il sera guidé par son expérience. En théorie, il faudrait donc effectuer un réglage en couleur et en contraste pour chaque plan. Un réglage sur la première image d’un film ne peut s’appliquer à l’ensemble du film.
On ne pourrait pas récupérer la justesse et l’intensité des couleurs en tentant de corriger les images obtenues par ordinateur. Il faut dès le départ éclairer le film de la bonne manière quitte ensuite à affiner les réglages colorimétriques par ordinateur. Cette contrainte explique que lorsque cette prestation est dédiée à des professionnels, elle est facturée au temps passé. C’est un temps qui dépendra du nombre de plans, du type de pellicules, des contre-jours, des virages de couleurs à corriger, etc.
Dans le cadre d’une prestation proposée à des particuliers il n’est pas envisageable de facturer au temps passé, l’objectif de notre méthodologie consiste donc à développer des stratégies de colorimétrie capables de répondre à la majorité des besoins de correction des films avec une logique de tarification forfaitaire. Nous voyons déjà que nous devrons mettre une limite au temps que nous pourrons consacrer à un film. Le temps consacré aux films varie du simple au double.

Le scanner de MWA présente trois atouts qui vont nous permettent d’atteindre cet objectif

  • sa haute vitesse de scan : 50 images/seconde
  • un déplacement rapide avant-arrière à 100 images/seconde Ces deux atouts nous permettent de prendre une option de couleurs et de contraste et de la remettre en cause en revenant rapidement en arrière. On ne pourrait pas effectuer une telle variété de réglages sans ces deux capacités.

Un troisième atout accroît l’assurance de l’opérateur. Le Flashscan HD est doté d’un réglage automatique des couleurs. Il n’est pas toujours fiable mais quand on connaît les situations pour lesquelles on ne doit pas s’appuyer dessus, il est d’une aide précieuse. Ce peut être aussi une base à partir de laquelle affiner nos réglages. L’expérience fait le reste.

Vous avez sans doute compris maintenant pourquoi nous avons choisi cette marque de scanner. Nous en avons détourné l’usage prévu par ses concepteurs. Conçu pour de la productivité (scanner rapidement un film en laissant les automatismes se charger des réglages) nous utilisons ses atouts pour travailler manuellement au niveau du plan ou de la séquence. Les modifications que nous avons demandées au fabricant nous permettent d’exploiter au mieux les performances de cette machine fabriquée sur commande.

4 - Finalisation : correction des couleurs phase 2

La numérisation a produit un fichier par réglage de couleur et contraste. Il faut maintenant remonter ces fichiers sur ordinateur pour obtenir le film en entier. Nous avions étiqueté chaque bobine de film lors de la prise de commande et nous allons produire un fichier informatique par bobine qui portera le même numéro que l’étiquette collée sur la bobine.
A ce stade, le film n’est pas à la bonne vitesse car le scanner a numérisé chacun des photogrammes du film. Nous allons mettre le film à la bonne vitesse est dupliquant certaines des images. Si la cadence de la vidéo numérique est de 25 images/s et que celle d’un film super8 est de 18 images/s il manque 7 images pour retrouver le juste mouvement. Nous avons choisi ce principe de duplication d’images plutôt que l’interpolation afin que chaque image du film soit nette. Il sera ainsi possible d’extraire des images pour illustrer les jaquettes de DVD.


 

JPEG Phase 2 de la colorimétrie
JPEG
Lors de la numérisation, nous délaissons certains types de correction parce qu’elles sont plus rapides à effectuer par ordinateur sans perte d’efficacité. Par exemple, pour certains films les parties sombres qui devraient être noires ont virées au bleu, au rouge ou au vert.

Certaines scènes sont un peu trop contrastées ou trop claires.
Grâce à un logiciel dédié nous pourrons améliorer les films en isolant les parties que nous souhaitons corriger. Si vous avez utilisé Photoshop, vous avez certainement une idée du temps qu’il est possible de consacrer à l’amélioration d’une image. Il vous sera facile d’imaginer le temps qui pourrait être investi pour un film composé de plans très différents. Nous cherchons donc à améliorer ce qui nous semble le plus évident à corriger toujours dans une logique de tarification forfaitaire.


 

JPEG Traitement du son
Point important, le scanner numérise avec une parfaite synchronisation le son et l’image que ce soit pour du 8mm ou du Super8, et en stéréo. Une bobine peut être composée de séquences et muettes sans incidence sur le résultat.
L’objectif est ici de vérifier les niveaux, supprimer les bruits de fond, ajouter des aigus lorsque le son est sourd, centrer une piste, etc.
Une bobine de film est souvent le résultat d’un compilation de films plus courts tournés à des moments et des lieux différents. Il faut donc adapter cette approche de restauration en fonction des séquences.

Nous n’ajoutons jamais de musique aux films en dehors de celle que vous pourriez nous confier.

Par ailleurs, nous ne réalisons pas de montage vidéo. Nous ne retirons aucune séquence. En d’autres termes, nous ne décidons pas de ce qui est un souvenir. Nous numérisons le mieux possible vos films de la première à la dernière image.

5 - Production de fichiers

JPEGTous les traitements réalisés jusqu’à cette étape ont été faits à partir de nos sources ProRes HQ. Il est temps de produire les éléments qui répondront à votre projet.

Ce peut-être :
- des fichiers HD ou SD pour PC (Windows)
- des fichiers HD ou SD pour Apple (MacOSX)
- des fichiers pour réaliser des DVD VIDEO (SD)

Nous ne produisons pas de DVD Blu-ray.

6 - Cas de la production de DVD VIDEO

Les projets de DVD VIDEO sont organisés lors de la prise de commande. L’ordre des films et de leurs titres ont donc été prévus. Nous avons développé une interface qui nous permet de réaliser une jaquette de DVD incluant vos titres et aussi ce qu’on appelle un “label”, imprimé sur le DVD lui-même et qui reprend aussi vos titres.


 

JPEG Extraction et sélection d’images
Nous avons développé un autre système qui extrait une image toutes les 10 secondes de tous les films qui composent un DVD. Nous pouvons afficher un mur d’images au sein duquel nous choisissons manuellement 12 d’entres-elles pour illustrer la jaquette.


 

JPEG La gravure de DVD et l’impression du DVD
Il est simple de graver un DVD ROM (contenant des fichiers), il est plus difficile de graver un DVD VIDEO qui sera compatible avec la très grande majorité des lecteurs de DVD de salon. C’est ce que nous vous garantissons.


 

JPEG Opération de cellophanage
Vient ensuite le cellophanage du DVD car il s’agit généralement d’un projet de cadeau et nos DVD ont été conçus pour être offerts.

Recommander cette page